LA PRESSE
"Terminé
les loosers: voici revenu le temps des héros positif!"
Le dernier-né de l'été à les traits d'un
jeune et beau chevalier du 18ème siècle. Noble prestance,
regard un rien candide..."Le Gerfaut" (TF1,21h30) est tendre,
aventureux à souhait. Et pour incarner le personnage: une révélation,
Laurent Le Doyen, un comédien encore inconnu il y a à
peine 2 mois."J'y suis allé au culot, explique l'acteur"
Le rôle me plaisait, je me suis présenté auprès
de Marion Sarraut, la réalisatrice. Elle avait une idée
très précise de son personnage,mais ma silouette correspondait
plutôt bien. Restait à la convaincre de ma détermination.
H.L.M. de banlieu
A vingt-trois ans,
Laurent Le Doyen trouve avec "Le Gerfaut" l'occasion d'une
première vrai confrontation avec le public. Ancien élève
de Patrice Chéveau,il incarne en 1986 le duc de Venise dans
"Othello" mise en scène par Hans Peter Cloos à
Bobiny: "C'est tout ce que j'avais à mon actif. J'ai abordé
le tournage en complet débutant. Marion Sarraut prenait un
risque mais, d'un autre côté c'est sa tactique. Elle
préfère découvrir de jeunes acteurs. De toute
façon, on n'est jamais totalement livré à soi-même.
J'etais entouré d'une solide charpente d'acteurs."
Le pari n'estait pas facile à tenir. On pouvait croir qu'en
1987 les héros de cape et épée étaient
passées de mode. Mais Laurent Le doyen a su rendre
son personnage parfaitement crédilble. "Avant tout, "Le
Gerfaut" devait se faire aimer. On retrouve avec le feuilleton
tout les clichés du genre. Le héros ne meurt, il se
bat bien, c'est un vrai Don Juan.Mais il présente aussi des
failles et c'est certainements là qu'il arrive à séduire."
Fougueux, passionné, il fait des erreurs. Il apprend la vie.
C'est ce qui le rend plus humain, plus familier". On comprend
que l'acteur soit particulièrement sensible au destin de son
personnage. L'aventure du Gerfaut n'a-t-elle pas pour lui aussi une
valeur de parcours initiatique? Cette rencontre avec la caméra
s'avère très prometteuse. Son héros étais
voué à l'origine à devenir simple prètre.
Né dans une H.L.M de banlieu, il a quitté à seize
ans le lycée,qui lui réussissait mal. " A l'épouque,
je voulais êtres une vedette. C'etais ça ou entrer dans
une école téchnique. J'ai alors commencé les
court d'art dramatique chez Tania Balachova. Là, j'ai appris
à aimer le métier de comédien pour lui-même."
Après "Le Gerfaut" septembre 87 doit marquer les
débuts de l'acteur au cinéma. Il va incarner au côté
d'Aurore Clément, le rôle du voyou cambioleur dans le
premièr long métrage de Bettina Woernle. L'artiste est
lancé. Il n'a pas la grosse tête pour autant: "Il
faut trouver le bon rythme. Un pas après l'autre, c'est la
meilleure façon d'avancer.Céline Veil- photo France-Soir,
Jean Travert
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